BoatLab — laboratoire d'expérimentation en mer
BoatLab conçoit et fabrique des plateformes autonomes qui naviguent, plongent et volent, et qui produisent des données en continu. Chaque prototype embarque ses capteurs ; chaque sortie nourrit les corpus qui entraînent les modèles suivants. Le vaisseau mère, un trimaran solaire, sert d'atelier, de base de lancement et de centre de calcul.
L'inversion du paradigme de navigation
Un navire classique cherche le vent, les ports et la route la plus courte. Celui-ci fait l'inverse. Il fuit le vent. Il n'a pas besoin de port, parce qu'il est autonome en énergie et en eau. Il cherche le soleil, parce qu'il est photovoltaïque. Il ne cherche que le beau temps, parce qu'il ne va nulle part : il reste dans les mers d'huile, et il y calcule en paix, relié par satellite.
Meteall
Meteall ne prévoit pas le temps. Il a ingéré vingt ans de réanalyse sur la Méditerranée, vent, soleil, houle et courants (réanalyse ERA5 du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme, 2005 à 2024 ; Copernicus Marine pour la houle et les courants sur treize bassins), et en tire pour chacun de ses dix mille points de grille les distributions saisonnières et leurs enveloppes d'incertitude : où et quand la mer reste calme assez longtemps pour y rester. Un simulateur rejoue des campagnes de trente jours, propulsion solaire comprise, sur la météo réelle d'une année passée. Aucune route n'est conseillée : c'est une carte de probabilités, pas un pilote.
Ce qui se fait à bord
Le vaisseau mère
Trimaran solaire monobloc en polyéthylène haute densité, 16 mètres sur 8, peau de 12 millimètres. Ossature bois porteuse, peau en membrane, assemblage manuel pièce par pièce, aucune plaque de plus de 40 kilos. Il est conçu dans un éditeur structurel où l'humain croque et l'agent forge la précision, contre un corpus de génie naval dont chaque équation est vérifiée par une seconde source.
Pourquoi en mer
HazyLab est une société par actions simplifiée de droit français, en cours de constitution. Son laboratoire est embarqué. Ce choix ne cherche aucun avantage fiscal : il cherche un cadre stable. La recherche en sécurité vit sous une précarité réglementaire permanente, où une obligation nouvelle peut à tout moment imposer de confier des données à des tiers qui ne savent pas les protéger. Un laboratoire en mer, sous un pavillon choisi, travaille dans un cadre qu'il connaît et qui ne change pas en cours de route.